Chrysostomou E. et ses collègues du laboratoire de Mourikis décrivent un nouveau mécanisme assurant le maintien de l'état de quiescence des cellules souches musculaires
Muscle stem cells produce a protective Fibrillin- 1 matrix to prevent precocious activation
Science Advances – Octobre 2026
L'équipe Interactions entre cellules souches musculaires et leur niche, dirigée par Philippos Mourikis, fait état de nouvelles perspectives sur le mécanisme de préservation de la quiescence des cellules souches musculaires et identifie le dysfonctionnement de ces cellules comme un facteur déterminant de la myopathie associée au syndrome de Marfan (MFS). Dans cette étude, publiée dans Science Advances, le laboratoire examine le rôle de la glycoprotéine matricielle fibrilline-1 (FBN1) dans la quiescence des cellules souches musculaires (cellules satellites).
La niche des cellules souches musculaires fournit des signaux qui préservent la quiescence de ces cellules. La voie de signalisation Notch fait partie des régulateurs de la quiescence. De plus, la FBN1 est une protéine extracellulaire de grande taille et des mutations de ce gène sont à l’origine du MFS.
À l’aide, entre autres, de biopsies musculaires humaines, de l’immunofluorescence et de modèles murins, les travaux de l’équipe démontrent que la protéine FBN1 est une cible de la voie de signalisation Notch dans les cellules souches musculaires et qu’elle est essentielle au maintien de la quiescence de ces cellules. Par ailleurs, une diminution de la quantité de protéine FBN1 active la voie de signalisation du TGFβ dans les cellules souches musculaires et perturbe les mécanismes de quiescence. Enfin, l’administration de losartan, un médicament largement prescrit qui inhibe le TGFβ, dans des cellules satellites déficientes en FBN1, rétablit l’état de quiescence et prévient le déclin des performances musculaires.
Ces résultats mettent en évidence un nouveau mécanisme de préservation de la quiescence dans les cellules souches musculaires : FBN1 est un composant essentiel de la niche des cellules souches et protège les cellules satellites contre une signalisation aberrante des facteurs de croissance. Dans le MFS, des cellules satellites anormales ont été identifiées, et ces résultats positionnent le dysfonctionnement des cellules souches comme un facteur déterminant du MFS.