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Friday 24 of July, 2020
Janine Fritsch, ingénieure de recherche à l’INSERM, s’est éteinte le 18 juillet 2020.

Janine Fritsch est née au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, à Odos, un petit village des Pyrénées non loin des pentes du Col du Tourmalet. Elle arrive à Paris au début des années 70 et commence à travailler au CEA en tant que technicienne dans le laboratoire de Rolland Masse puis rejoint rapidement l’Unité 30 de l’INSERM « Maladies du métabolisme chez l’enfant » du Professeur Pierre Royer. Elle reste dans cette unité, dirigée successivement par Sonia Balsan et Michèle Garabadian, pendant près de vingt ans. Sa curiosité, sa ténacité et sa grande rigueur intellectuelle font merveille au laboratoire. Elle participe aux travaux portant sur les mécanismes d’action des métabolites de la vitamine D3 dans l’os. Continuant ses études universitaires, elle obtient une thèse de troisième cycle et devient rapidement indépendante dans les travaux qu’elle mène.

Au début des années 80, Janine Fritsch commence à s’intéresser aux propriétés membranaires des ostéoblastes, un sujet très novateur à l’époque. Pour être en mesure d’étudier ces propriétés, elle entame une collaboration avec l’équipe de Takis Anagnostopoulos et montre pour la première fois les effets rapides de la PTH sur le potentiel de membrane de ces cellules. Elle veut aller plus loin dans la compréhension des propriétés membranaires des ostéoblastes et souhaite disposer pour cela des meilleurs outils disponibles. A la fin des années 80, Janine Fritsch rejoint le laboratoire de Philippe Ascher à l’École Normale Supérieure de Paris, haut lieu de la neurophysiologie, pour acquérir les techniques de patch-clamp qui permettent d’étudier les propriétés fonctionnelles des canaux ioniques. À l’École Normale, avec Dominique Chesnoy-Marchais, elle montre entre autres choses, les effets membranaires du 1,25-dihydroxyvitamine D3 sur les ostéoblastes.

En 1994, Janine Fritsch revient à Necker et rejoint l’unité INSERM U467 que je dirige alors. Nous nous intéressons au canal CFTR impliqué dans la mucoviscidose; Janine met en place la technique de patch-clamp. Ses travaux mettent notamment en évidence l’importance du stress oxydatif dans la régulation des canaux chlorures. Elle publiera  avec nous au moins 30 articles originaux, et restera dans l’équipe jusqu’à sa retraite en 2013.

Les qualités intellectuelles et humaines de Janine étaient pour nous tous un bel exemple à suivre au laboratoire. Janine a pu former un nombre important d’étudiants au cours de sa carrière à l’INSERM :  stagiaires de BTS, étudiants, doctorants, médecins… Ses élèves sont aujourd’hui chercheurs, maitres de conférence, professeurs des universités, directeurs d’équipes INSERM, techniciens dans des laboratoires privés. Passionnée par la recherche, lectrice assidue et attentive des publications scientifiques -dont elles se souvenait toujours avec une étonnante précision-, Janine savait transmettre ses connaissances et son expérience avec la douce autorité de celles et ceux dont l’humilité reste la qualité première.  Janine enseignait à tous très naturellement les vertus cardinales du bon chercheur, rigueur, ténacité, modestie, patience face aux échecs et mesure face aux succès.

Elle a passé les dernières années de sa vie auprès des siens, dans son petit village d’Odos au pied du Tourmalet.

Merci Janine.

 

Texte rédigé par Aleksander Edelman

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